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Jean NOCRET (cercle de), circa 1638 Moïse…

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Jean NOCRET (cercle de), circa 1638 Moïse…

Jean NOCRET (cercle de), circa 1638

Moïse sauvé des eaux sous les traits de Louis XIV et d’Anne d’Autriche figurée en fille du pharaon

D’après l’épisode biblique célèbre (Exode 2, 1-10).

Très beau travail d’une qualité et d’une provenance historique rares.

Graphite et gouache sur vélin monté sur bois

Haut. : 23,8 cm ; L. 27,9 cm

Cadre en bois noirci à ornementation de bronze doré à motif de la couronne royale de France aux angles. (Accidents)

Inscription manuscrite postérieure au dos : Miniature représentant Marie de Médicis [en réalité Anne d’Autriche] en fille de Pharaon et Louis XIV en Moïse.

Donné par Marie de Médicis [en réalité Anne d’Autriche] au Carmel de la rue d’Enfer

donné par le Carmel aux Riant.

Provenance : selon la tradition familiale, offert par Anne d’Autriche, reine de France, au couvent des Carmélites de l’Incarnation de la rue Saint-Jacques ou rue d’Enfer, à Paris. Puis offert à la famille de Léon Riant, ministre et député de l’Allier, et par descendance.

Le couvent des Carmélites du Faubourg Saint-Jacques est un ancien couvent du 5e arrondissement, il est présent sur les plans de Paris en 1760 et 1771, situé entre l'ancienne rue du Faubourg Saint-Jacques et l'ancienne rue d'Enfer. À la Révolution, le couvent royal fut fermé et l'église détruite.

La reine Marie de Médicis avait un appartement au carmel de la rue Saint-Jacques où elle séjournait une ou deux fois par semaine ; les princesses du sang et les dames de la cour y venaient, certaines y restaient. Anne d’Autriche, épouse du roi Louis XIII et mère de Louis XIV, y faisait ses dévotions (Chron. Carmélites, I, p. 155), suivie plus tard par sa belle-fille, la reine Marie-Thérèse.

La fondation officielle de ce monastère de la rue d’Enfer, dit « Carmel de l’Incarnation », date de 1603. Il fut bâti selon les plans usités chez les carmélites d’Espagne et fut déclaré chef de tous les autres couvents du même ordre établis en France. Six religieuses venant d’Espagne s’y installèrent dès 1605 et grâce à de riches protectrices, le couvent put occuper avec ses dépendances et ses jardins, une immense surface. L’église fut décorée avec magnificence par Marie de Médicis. La reine et sa belle-fille, Anne d’Autriche, y firent de nombreux de dons et réunirent des tableaux des plus célèbres peintres de leur temps, Philippe de Champaigne, Charles Le Brun et Jean Nocret. Très célèbre au XVIIe siècle, le couvent royal de la rue d’Enfer était essentiellement peuplé par des religieuses appartenant à la haute aristocratie et de la Cour ou des femmes du monde en repentir, dont la plus célèbre d’entre elles fut Louise de La Vallière. A la Révolution le couvent fut loti, seule une petite partie fut réoccupée de 1802 à 1908

Bibliographie : André Bord, Jean de la Croix en France, Beauchesne Editeur, Paris 1993, p. 52.

Léon Riant (1828-1903) était un homme politique français, député de l'Allier de 1871 à 1876. Il était le fils d'un notaire parisien, Didier Riant (1790-1864), qui se lança dans les affaires et participa au lotissement de la plaine Monceau mené par les frères Pereire. Polytechnicien de formation, il devint inspecteur des finances. Il possédait le château de La Salle à Vieure où il fut maire de 1865 à 1878. Léon Riant fut député de l'Allier de 1871 à 1876, siégeant à droite et il était inscrit à la réunion des Réservoirs. Directeur général des Postes de 1873 à 1878, il fut battu aux élections de 1876 et quitta la vie politique.
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